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    L’Âme au diable © David Desmet
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L’Âme au diable

Présentation

L’Âme au diable fut créé en juin 1994 au Théâtre de la Balsamine. Interprété par Lucius Romeo-Fromm et Matteo Moles, sur une musique d’Ivan Georgiev et dans une scénographie de Trudo Engels, le spectacle s’inspirait des lectures populaires du mythe de Faust et de la pièce de Christopher Marlowe… pour s’en éloigner. Le chorégraphe abordait là un rapport moins littéral à la dramaturgie que dans ses trois premières pièces (La Grâce du tombeur, Éros délétère et  Sang de chêne), lui conférant désormais un statut de “sous-danse” (comme on parle de “sous-texte” au théâtre). Par voie de conséquence, le mouvement lui-même y prenait son essor, mêlant sans ordre préférentiel vocabulaire classique, techniques modernes, approche contemporaine et citations “ethniques” ou folkloriques, au sein d’un travail axé sur la composition chorégraphique, qui allait se développer de manière centrale dans les pièces suivantes, Surprise et Soirée dansante.

Le spectacle était divisé en trois temps correspondant aux temps forts du mythe, Le Pacte conclu par Faust et Méphistophélès, Les Sept Péchés capitaux dont Faust fait l’expérience jouissive, et L’Enfer où il termine sa trajectoire. Les allusions sexuelles y étaient omniprésentes, traitées dans une esthétique inspirée du cabaret, genre par définition éloigné de la “haute culture”. Le rapport des deux interprètes était marqué par l’attirance et la répulsion, dans une dynamique sado-masochiste mêlant douleur et plaisir. À bien des titres, le spectacle était un manifeste de la sensibilité camp caractéristique de beaucoup d’œuvres créées par des artistes homosexuels, mêlant esthétique artificielle, théâtralité exacerbée, ironie noire et humour frivole.

Le spectacle devint vite une sorte de pièce culte, sa radicalité esthétique ayant à la fois marqué les esprits et empêché une large diffusion.

Presse

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Ils se sont suivis dans cette boite tapissée de rouge. Pour ravir leur chair, dépasser leurs limites, chambouler leur sort. L'un n'est autre que Faust, proie douce et altière pour la bouche dévorante de l'autre, Méphisto souverainement alléché. Moulés de satin écarlate, ils se rapprochent lentement tandis que débute un infernal tic-tac. Bientôt, ils scelleront le pacte d'un baiser fatal, enchaînant à jamais leurs destinées. Mais avant d'aller faire fondre les dernières illusions dans le perpétuel enfer, Faust et Méphisto assouviront leur soif de connaissance, plongeant dans le cercle des 7 plaisirs capitaux. Intense, la danse que Thierry Smits a injectée dans les veines de ses interprètes, ne laisse pas une seconde de répit. A la fois géométrique et animale, sa chorégraphie plaque les corps au tapis, sculpte leurs élans, leur intime une lutte sensuelle hésitant entre fusion et duel, démantibule les réflexes gestuels, libère les désirs d'autonomie des bras, de la tête ou des jambes. Insolent et baroque, l'auteur de " La Grâce du tombeur ", d' " Eros délétère " et de " Sang de chêne " assume ses audaces. Epoustouflants de maîtrise, de souplesse et de générosité, Matteo Moles et Lucius Romeo-Fromm, magnétiques et suaves, incarnent prodigieusement les fantasmes du chorégraphe. Une alchimie parfaite qui donne au spectateur l'illusion de voir deux âmes en danger danser, palpiter et s'entremêler sous ses yeux. L'âme éphémère et belle de deux hommes oscillant entre le bien et le mal.

Extrait de l'article de Christelle Prouvost paru dans Le Soir du 25 juin 1994

"L'Âme au diable réveille les sens - significations et sensations. Mais surtout, par-delà l'homoérotisme, au cœur des paroxysmes, fait à chaque instant resurgir la force de la danse, hymne rude au corps impérieux et fragile dans l'instant de la scène. "
Marie Baudet, La Libre Belgique, 10/1/2002

"Dans cette succession de scènes aux connotations très sado-maso, les duos dansants apparaissent comme des respirations, des échappées belles, où les deux silhouettes des danseuses se répondent dans une belle harmonie par des figures très raffinées… "
Lucie Dendooven, en ligne RTBF, 8/1/2002


Tournée

Tournée

Première 29/01/1994 Vooruit Gent
22/06/1994-02/07/1994 Théâtre de la Balsamine Bruxelles
09/09/1994 CC Luchtbal Antwerpen
17, 18/06/1995 Festival de teatro Gay y lesbico Barcelona (ES)
07/01/2002-23/01/2002 Théâtre Varia Bruxelles
05,06/03/2002 De Velinx Tongeren
19/03/2002-30/03/2002 Théâtre de l'Ancre Charleroi
22,23,24/11/20002 Teatri di Vita Bologna (IT)
27/11/2002-30/11/2002 Les Tanneurs Bruxelles
06,07/12/2002 CNCDC Chateauvallon Oullioules( FR)
08,09/01/2003 Théâtre du Lierre (Festival Faits D'Hiver) Paris (FR)
01,02/11/2003

Stadsschouwburg Groningen/Kruithuis

Groningen (NL)

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