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    Richard of York Gave Batlle in Vain © Alvarez Luis
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Richard of York Gave Battle in Vain

Présentation

Thierry Smits dédie sa nouvelle chorégraphie aux couleurs. Dans Richard Of York Gave Battle In Vain (une phrase mnémothechnique anglaise qui permet de se rappeler l’ordre des couleurs dans le spectre lumineux, Red, Orange, Yellow, Green, Blue, Indigo, Violet)  neuf interprètes traversent sept séquences contrastées, dont l’inspiration vient des teintes du spectre lumineux. Une lecture forcément subjective.

Imageries multiples – fondées aussi bien sur la peinture médiévale que sur l’esthétique pop –, exploitation éclectique des possibilités du corps dansant – du travail de groupe au solo, du vocabulaire classique aux ruptures contemporaines les plus radicales, du graphisme à l’énergie brute, forme pour elle-même et théâtralité marquée se juxtaposent ici en toute liberté, en fonction des besoins scéniques qu’implique l’une ou l’autre couleur. La volonté du chorégraphe est, peut-être plus que dans aucune de ses créations précédentes, de réunir, au sein d’un spectacle total et au service d’un même propos, les forces respectives de l’art plastique, de la littérature et de la musique. Le lien entre tous ces éléments reste résolument la danse, omniprésente, et dictant le rythme comme les articulations du spectacle.

La couleur qui sert de base à chaque séquence est donc prétexte à un collage de différentes subjectivités. Celle du chorégraphe d’abord, qui donne le ton – un ton volontiers “sombre” – et se matérialise en une série de “maîtres-mots”: pour le rouge, la violence, la passion, le meurtre; pour l’orange, le dynamisme, la circulation, la communication; pour le jaune, la douleur, la folie; pour le vert, la composition/décomposition, le monstrueux; pour le bleu, l’infinité, la fluidité, le perpétuel; pour l’indigo, le calme, la paix – provisoire; pour le violet, le pouvoir, l’irrationnel.

A partir de ces “maîtres-mots”, tous les intervenants apportent des éléments au collage final. L’assistant chorégraphique et les interprètes d’abord, qui ont beaucoup travaillé sur base d’improvisations dirigées et sont partie prenante du processus chorégraphique; le scénographe, qui a pensé pour chaque séquence des interventions scénographiques parfois spectaculaires, parfois infimes, faisant aussi emploi d’images projetées; l’éclairagiste, qui joue un rôle majeur, vu le sujet; le dramaturge, par l’apport de textes (originaux ou extraits de l’œuvre d’auteurs ayant écrit sur la couleur, de Goethe à Johannes Itten, Wittgenstein ou Derek Jarman), textes parfois dits ou chantés sur scènes, ou de lectures “dramatisées” du mouvement; le costumier, qui conçoit sept silhouettes évolutives pour chacun des danseurs; et évidemment les musiciens, dont c’est la première réalisation pour la danse, et qui suivant les séquences ont composé des morceaux à la structure musicale très apparente ou des atmosphères sonores plus fluides.

L’ordre des séquences, comme leur structure interne, n’obéissent à aucune règle autre que celles, intuitives, du sentiment de la couleur et de la logique du mouvement. Nulle dramaturgie classique à l’œuvre ici donc, mais la proposition d’un voyage à travers la couleur, dans l’au-delà de la couleur, un voyage qui, à partir de la couleur, nous emmènerait ailleurs – comme la phrase qui donne son titre au spectacle, au-delà de sa fonction mnémotechnique, produit finalement un sens indépendant.

Presse

Presse

"Par les codes conjugués d’une danse éclectique, à travers son titre mnémotechnique et derrière ses données symboliques «Richard Of York Gave Battle In Vain» affirme la polysémie chorégraphique. Certes, inégale, l’œuvre est surtout riche et formidablement ouverte. […]
Perception, donc subjectivité, donc regard et sensation. […]
[…] En fait état le langage chorégraphique que développe Thierry Smits, empruntant à tous les registres, des codes du ballet à l’abstraction purement contemporaine, en passant par l’imagerie théâtralisée des contrecultures.
Transgressif, jouant volontiers de la nudité et de l’entrave, tout l’univers de Thor est là […], qui n’omet pour autant ni légèreté ni poésie – celle des contrastes, des chocs inattendus. Et son humour, tout comme sa noirceur, toujours présente, se moquent des degrés."
Marie Baudet, La Libre Belgique, le 10 mars 2001


"On est absorber par la danse par moments, pour ensuite se faire rejeter aussi vite. […] La musique et les images chorégraphiquement pures donnent au spectateur une liberté totale quant à l’interprétation de chaque couleur."
Sally de Kunst De Morgen, le 12 mars 2001


"Smits est un chorégraphe éclectique qui combine formes pures avec énergie brute et kitsch, théâtralité avec corporalité, cette fois-ci dans une perspective multidisciplinaire […] Le résultat est un collage d’images littéralement multicolore avec réminiscence des peintures du moyen âge et pop art, plusieurs traditions de la danse et différents genres de musique."
Tijd Cultuur, le 14 mars 2001


"Avec «Richard Of York Gave Battle In Vain», le chorégraphe […] Thierry Smits confirme ses talents et célèbre dignement les dix années de sa compagnie.  Assurément, voilà une pièce de maturité, rythmée au mieux et vacillant sans cesse (Smits ‘oblige’) entre émotion ‘tendre’ et tension écorchée."
Steps Magazine, avril 2001


"Tout ici fluctue, à l’instar du langage développé par la Cie Thor, mêlant des codes, brouillant les pistes, du ballet à l’archi-contemporain.
Naturellement inégale, l’œuvre apparaît surtout riche et joliment ouverte à tous les ressentis."
Marie Baudet, La Libre Culture, le 4 avril 2001


"Thierry Smits et son équipe signent une œuvre aboutie, élégante, et, par moments, provocante."
Lucie van de Walle, Le Vif/L’Express, le 6 avril 2001


"[…] ce voyage à travers la couleur réserve de bonne surprises. L’absence apparente de fil conducteur serré n’empêche pas, à l’intérieur de chaque atmosphère colorée, le développement de thèmes soit dramatiques soit humoristiques. La danse est rigoureuse et s’aide de la vidéo et de différents accessoires pour accélérer ou ralentir le rythme de ces petites saynètes. […]
C’est drôle et rigoureux, un mélange assez rare, c’est forcément coloré et, […] ce Richard Of York vaut le déplacement."
Christian Jade, Culture-Matin, le 6 avril 2001


"On s’amuse aussi, dans la couleur orange notamment, avec un mélange de petits textes drôles et édifiants sur les expériences lumineuses complétant la danse ondulante et pleine d’humour du groupe."
Jean-Marie Wynants, Le Soir, le 10 avril 2001


"[…] une chorégraphie raffinée, des figures géométriques étudiées au travers desquelles s’exprime un message personnel, tour à tour violent, engagé ou provocant. […]
Si on est parfois dérouté par l'éclectisme du spectacle, on sera, par contre, séduit par le raffinement de la composition chorégraphique. Thierry Smits s’est surpassé et ses danseurs se sont lancés à corps perdus dans l’aventure."
Lucie Dendooven, A corps perdus (on-line), le 11 avril 2001


"[…] une variation chromatique où la physique rejoint le physique pour faire dériver l’œil dans l’univers rythmique d’un homme qui entretient avec son art une relation aussi radicale que sentimentale. Voir un spectacle de Thierry Smits est toujours une expérience visuelle dont les éclairages – ici plus qu’ailleurs – guident le spectateur à se perdre là où il n’y a plus de balises – sur le terrain d’un fantasme en train de se faire."
Mosquito (Télémoustique), le 11 avril 2001


"[…] chorégraphies de groupe et danses individuelles extraordinaires, avec un langage corporel propre, beau et raffiné. Le spectateur […] jouit d’une danse avec une forte esthétique d’attributs, technique et lumière, et tout cela en belle harmonie avec le rythme, les sons et la musique entraînante de D.A.A.U.. Thierry Smits danse les couleurs, et fait danser les couleurs."
Tuur Devens, De Bond, le 20 avril 2001


"L’alternance, le passage rapide d’une émotion forte à une autre, de l’angoisse la plus profonde à la joie la plus enfantine; c’est le tourbillon dans lequel nous entraînent ces 9 danseurs aux personnalités bien affirmées. […] Férocité et sérénité se succèdent à un rythme d’autant plus efficace qu’il est servi par de grands danseurs et par un chorégraphe qui sait encore ce que ce terme veut dire. […] Ses tableaux de danseurs sont construits avec cohérence, équilibre et révèlent une grande sensibilité esthétique. […] Le travail de Thierry Smits reflète le refus d’une expression chorégraphique systématisé.  C’est aussi la volonté de s’adresser au plus grand nombre d’entre nous et de proposer au public une intrigue généralement très lisible."
Journal du Médecin, le 4 mai 2001. Louisiane Renaud

Tournée

Tournée

Première 08,09,10/03/2001 Théâtre le Muselet CHâlons en Champagne (FR)
13/03/2001 CC La Louvière La Louvière
16/03/2001=>30/03/2001 Het Paleis Antwerpen
03/04/2001 Stadschouwburg Brugge Brugge
06/04/2001 CC Westrand Dilbeek
10/04/2001=>18/04/2001 Théâtre Varia Bruxelles
20/04/2001 De Velinx Tongeren
25/04/2001=>27/04/2001 Théâtre de Namur Namur
04/05/2001 De Werf Aalst
06/05/2001 CC Leuven Leuven

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