Présentation
Thierry Smits conçoit “Fire & Ashes” pour un seul danseur-chanteur. Un solo qui prend place dans une installation scénographique monumentale, un lieu dystopique, une architecture humaine où toute activité s’est arrêtée. Dans cet espace déclassé, traversé par des lumières brûlantes et des échos spectraux, se déploie un collage épique de mouvements, d’actions et de sons, nourri par nos quotidiennes nouvelles de catastrophes.
Durée du spectacle : 53′
SOLD OUT > Inscriptions sur liste d’attente sur place.
Fire & Ashes
La pièce est profondément marquée par ces informations et ces images effrayantes qui rythment notre actualité : celles de la guerre en Ukraine, du génocide à Gaza, des catastrophes climatiques. Il procède par associations d’images frappantes, de gestes plastiques, de danses improbables, d’actions performatives, de sons et de chansons qui, sans imposer une trame narrative, évoquent la panique, la fuite, la survie, le désastre, les traumas, l’enfermement, l’aliénation, l’immolation, la disparition. Le corps du danseur-chanteur-performeur passe par ces états, sans espoir, mais non sans résistance. Incandescent, voué à la combustion, mais porteur d’une énergie juvénile qui affronte l’adversité et embrasse la douleur du monde.
Thierry Smits, épaulé par Vincenzo Carta, poursuit ici le travail très libre et chargé de théâtralité qu’il développe depuis “WaW [We Are Woman]” (2018), à travers son solo “Vanishing Act” (2023) ainsi que pour le duo “Pinkie Ponkie” (2024). Au centre de cette traversée, Mimbi Lubansu, fraîchement issu de P.A.R.T.S. et ayant travaillé avec le chorégraphe alors qu’il n’avait que seize ans. L’espace est conçu in situ pour le studio Thor par le scénographe-plasticien Stéphane Arcas. Oeuvre du musicien éclectique Matteo Melan, l’univers sonore et musical mêle les inspirations à travers des musiques qui prennent au corps, et quatre chansons co-écrites avec Mimbi Lubansu et le dramaturge Antoine Pickels. Ces chansons vont de la balade de crooner au rap, de l’earworm pop à la cold wave. Les lumières, inventées par Nicolas Simonin, ainsi que les costumes de Charlyne Misplon apportent les dernières touches à ce tableau mouvant.