Une proposition performative cherchant à faire vivre des objets inanimés à travers des corps animés.
Incarnant une série de danses domestiques, les objets affectés et affectant les actions humaines racontent à la manière d’un one-object-show les émotions et gestes qu’ils portent*.
Garance Debert
« Ce travail se développe suite à différentes performances où j’incarnais systématiquement une table, qu’elle soit une table tournante de prestidigitation ou bien un buffet de vernissage ambulant. Au regard de cette posture objectivant mon corps, j’ai eu envie de donner voix et mouvement à une série de figures-objets. L’idée m’est venue d’un abécédaire de mobilier mobile : une chaise qui s’émeut, une étagère qui s’essouffle, un livre qui se livre, une fourchette qui se regarde par le dos d’la cuillère, etc. Des monologues d’une construction intérieure et polymorphe, faite de bois, de vis, de clous, de gestes, de mains, d’histoires.
Adaptant la question de la mémoire du corps à celle de l’objet, je cherche à désorienter le regard souvent porté sur celui-ci. Humaniser des objets pour en faire apparaître des affects ou bien à interpréter des objets pour désobjectifier le corps. » – Garance Debert
Garance Debert (elle, la) est une artiste basée à Bruxelles et issue de l’art visuel et des arts chorégraphiques. Sa pratique combine performance, mime, danse, vidéo et curation. Son travail explore le corps comme une surface d’archives anti-nostalgique. À travers une approche anachronique du mouvement, elle détourne les codes du mime afin d’interroger l’émergence et la disparition d’imaginaires partagés.
Formée en danse classique et contemporaine, elle obtient d’abord un DNSPD au Cndc d’Angers avant de rejoindre l’École de Recherche Graphique (Erg) à Bruxelles, où elle obtient un master en arts visuels spécialisé en performance avec grande distinction.
Son travail a été présenté dans divers lieux artistiques comme Le Grand Café Saint-Nazaire, Kiosk Gent, Wiels, Sb34, Project(ion) room ou encore Le Lac. Elle porte également des projets curatoriaux autour de la performance, tels que L’Opéra Discret, laboratoire d’expérimentation et exposition performative depuis 2022.
* « Les objets conservent l’impression du passé vivant, et ce faisant, ils créent de nouvelles impressions dans le tissu même du présent. » dans Sara Ahmed, Queer Phenomenology : Orientations, Objects, Others, Duke University Press, 2006.
Infos
| DATE | CONTENU |
|---|---|
| 2026/04/252130 |
25.04.2026 21:30 Studio Thor, Saint-Josse-ten-Noode Réservations |
Durée : 30 minutes